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Libia, nei campi di detenzione si tortura: lo dice il tribunale

Accertate violenze nei centri gestiti da fazioni con cui Minniti ha fatto accordi.

di Alessandro Canella
Categorie: Migranti, Giustizia
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Un'immagine del film "L'ordine delle cose" di Andrea Segre sui centri di detenzione in Libia

Storica sentenza del Tribunale di Assise di Milano, che ha condannato l'autore di sequestro di persona con conseguente morte, violenze sessuali e torture ai danni di migranti somali rinchiusi nei campi di de tenzione libici, prima della tratta verso l'Italia sui barconi. Il pm: "Come lager nazisti". Minniti ha stipulato accordi con le fazioni che si sono macchiate di quei crimini. Asgi: "Ora il governo italiano cambi le politiche".

Nei centri di detenzione per migranti in Libia avvengono le stesse cose che avvenivano nei lager nazisti. Il paragone non è stato fatto da una radicale associazione antirazzista, ma dal pubblico ministero, durante la propria requisitoria nel processo a carico di un torturatore libico, che è poi stato condannato dal Tribunale di Assise di Milano.
"Una sentenza storica", secondo l'Associazione Studi Giuridici sull'Immigrazione, che era parte civile nel processo e che ora chiede al governo italiano di cambiare le proprie politiche, in particolare l'accordo con una parte delle autorità libiche stipulato dal ministro dell'Interno Marco Minniti.

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FONTE EQUALTIME

 

A campaign poster in support of the ruling SDPK party candidate Sooronbay Jeenbekov on the streets of Bishkek, ahead of the 15 October polling day.

(Naubet Bisenov)

Cette semaine, alors que la campagne électorale présidentielle kirghize – qualifiée d’« élection la plus transparente de l’histoire » de l’Asie centrale par le Financial Times – entre dans sa dernière ligne droite, un favori ne s’est pas encore dégagé. Mais indépendamment du vainqueur de l’élection présidentielle du 15 octobre, les syndicats locaux promettent de défendre avec fermeté les droits des travailleurs, et ce, malgré l’érosion des droits civiques et syndicaux.

Treize candidats se disputent le poste aux élections de dimanche. Le président sortant, Almazbek Atambaïev, ne peut pas se représenter pour un second mandat, car l’actuelle constitution kirghize (qui a été modifiée en 2010 à la suite des révolutions de 2005 et 2010) empêche le président d’assumer plus d’un sexennat.

Sur les treize candidats en lice, la plupart des analystes politiques s’accordent à dire que seuls quatre d’entre eux ont une réelle possibilité de décrocher la présidence : Le protégé d’Atambaïev, Sooronbay Jeenbekov, du Parti social-démocrate du Kirghizstan (SDPK), qui occupait le poste de Premier ministre jusqu’en août dernier, Temir Sariyev, qui fut Premier ministre du gouvernement d’Atambaïev entre 2015 et 2016, Omurbek Babanov, un autre ancien Premier ministre du cabinet d’Atambaïev et le moins connu Adakchan Madumarov, un ancien fonctionnaire du gouvernement.

Les plateformes électorales des différents candidats diffèrent peu les unes des autres, promettant toutes d’améliorer la situation socio-économique des électeurs sans leur donner de détails sur la façon d’y parvenir.

« Le Kirghizstan est un pays unique en Asie centrale, » déclare Rysgul Babayeva, présidente par intérim de la Fédération des syndicats du Kirghizistan (KFTU). Elle le décrit comme « la démocratie la plus avancée d’Asie centrale et même de la CEI (Communauté des États indépendants). Nous ne pouvons pas prédire qui sera élu président, » déclare-t-elle à Equal Times, en référence à la nature relativement libre des prochaines élections, ce qui signifie que le résultat n’est en aucun cas une fatalité. Cette situation tranche nettement avec les pays voisins comme le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Turkménistan, où il n’est pas rare que les gagnants obtiennent plus de 90 % des voix.

Cependant, les mérites démocratiques de la campagne ont été entachés par une série de violations des droits, notamment en ce qui concerne l’indépendance du pouvoir judiciaire et la liberté d’expression. Ce mois-ci, un éminent journaliste, Kabai Karabekov, a été condamné par un tribunal de Bichkek à verser près de 72.000 dollars US en dommages et intérêts à Jeenbekov pour avoir associé ses frères (qui ne sont pas candidats à la présidence) à des organisations islamistes radicales étrangères.

Restriction systématique des droits du travail

Le Kirghizstan est l’un des pays les plus pauvres de la région. Malgré un taux de chômage officiel qui avoisine les 8 %, on estime que plus d’un million de ressortissants kirghizes travaillent à l’étranger, en particulier en Russie et au Kazakhstan voisin, où les salaires sont supérieurs au salaire mensuel moyen de 200 dollars américains. Dans le même temps, le travail informel est endémique au Kirghizstan : les syndicats estiment que plus de 70 % des travailleurs kirghizes sont des travailleurs informels, ce qui est synonyme de bas salaires et d’une faible protection de la part des syndicats et du droit du travail.

Au Kirghizstan, les droits des travailleurs ont été restreints de manière systématique depuis l’éclatement de l’Union soviétique en 1991. « Ils [le gouvernement] ont toujours voulu élaguer le Code du travail, » qui a été adopté pour la première fois en 1997 et modifié en 2004, affirme Vyacheslav Breyvo, avocat de la KFTU.

« Ils ont suggéré la suppression de normes législatives protégeant les droits des travailleurs, notamment la proposition de rémunérer davantage les heures supplémentaires et les jours fériés, de verser des indemnités décentes aux travailleurs licenciés, etc., » déclare-t-il. « Ils voulaient également annuler toutes les normes régissant le recrutement des femmes, des mineurs, des travailleurs à temps partiel et des personnes handicapées. »

Babayeva affirme que le gouvernement risque d’emboîter le pas à la Géorgie, un pays qui a été décrit par la Confédération syndicale internationale (CSI) comme « l’un des pires cas en Europe en matière de droits des travailleurs. »

Le Code du travail géorgien adopté en 2006 impose de lourdes restrictions excessives sur le droit de grève, les droits des travailleuses mères de famille et le droit des travailleurs à être indemnisés pour les heures supplémentaires. Le code a été amendé en 2013 avec plusieurs améliorations notables, y compris des garanties concernant l’affiliation syndicale des travailleurs et l’interdiction de licencier les femmes enceintes, mais la Géorgie est toujours l’un des rares pays au monde à ne pas avoir d’inspecteurs du travail de l’État.

Gouvernement du côté des employeurs

Breyvo affirme que le dialogue social au Kirghizstan s’est considérablement détérioré ces dernières années, le gouvernement s’efforçant de protéger les intérêts des employeurs. Il fait remarquer qu’auparavant, les employeurs pouvaient invoquer huit ou dix raisons pour licencier leurs employés, toutes soumises à l’examen des syndicats. Toutefois, les modifications apportées au Code du travail en 2004 ont porté à 30 le nombre de raisons pour lesquelles les employeurs peuvent licencier leurs employés et les syndicats ne peuvent intervenir que dans quatre de ces cas.

En 2015, les autorités ont suggéré la suppression des garanties législatives relatives aux heures supplémentaires et aux jours fériés, la simplification des procédures de licenciement et le basculement de tous les travailleurs vers des contrats de courte durée, indépendamment de leur ancienneté dans leur poste. Selon les syndicats, si ces modifications avaient été adoptées, elles auraient touché 90 % de la population active.

L’administration d’Atambaïev a suggéré, selon des responsables syndicaux, que la rémunération des heures supplémentaires soit décidée par chaque employeur, pas par l’État.

« Ces attaques reprennent de plus belle et ils [le gouvernement] veulent changer le Code du travail au profit des employeurs, mais nous ne céderons pas, » déclare Babayeva. « La KFTU est une présence formidable que l’on ne peut pas ignorer dans une démocratie. »

Breyvo déclare que, quel que soit le vainqueur des élections de cette semaine, tous les travailleurs se préparent à de nouvelles attaques contre leurs droits. « Les attaques contre la législation du travail ne cesseront jamais étant donné que les députés et les présidents sont élus au sein de l’oligarchie qui représente la majeure partie du capital privé. Ce sont donc eux les employeurs, » déplore l’avocat.

Cependant, Babayeva affirme que la confédération est déterminée à entretenir des relations professionnelles et constructives avec la nouvelle administration. « Nous reconnaîtrons la personne élue parce qu’en tant que syndicats, nous ne faisons pas de politique, » déclare-t-elle. « Mais ils doivent aussi comprendre que sans les syndicats, le développement d’une société démocratique s’avère impossible. »